Moniteur patient : quels paramètres pour quel service ?
Un moniteur patient ne joue pas le même rôle au bloc opératoire, en réanimation ou pendant un transfert entre deux services. Le choix se fait d'abord sur les paramètres à mesurer, puis sur des critères d'usage : possibilité d'ajouter des modules, taille de l'écran, mise en réseau avec une centrale de surveillance, autonomie. Cet article propose une grille de lecture par service, illustrée avec les gammes Mindray présentes dans notre catalogue de monitorage.
Partir des paramètres à surveiller
Un socle commun se retrouve dans presque tous les services : ECG, SpO2, pression non invasive (PNI) et température. Au-delà, chaque service ajoute ce que son activité exige : pression invasive (PI), capnographie (EtCO2), analyse des gaz anesthésiques, profondeur d'anesthésie, paramètres hémodynamiques avancés. Les listes qui suivent ne sont pas une norme : ce sont des bases de discussion à valider avec les anesthésistes-réanimateurs et les chefs de service, qui connaissent les protocoles de leur établissement.
Bloc opératoire
Au bloc, le moniteur accompagne le patient de l'induction à la fin de l'intervention. On y demande habituellement :
- ECG, SpO2, PNI et température, en continu pendant toute l'intervention.
- Capnographie (EtCO2) et, selon les pratiques du service, analyse des gaz anesthésiques.
- Pression invasive (PI) pour les interventions longues ou les patients à risque.
- Selon l'activité, la profondeur d'anesthésie (BIS) ou la surveillance de la curarisation (NMT).
Le BeneVision N22 / N19 illustre ce niveau d'équipement : sa description mentionne la surveillance NMT, la mécanique respiratoire multigaz AION et la mesure de l'oxygénation régionale INVOS rSO2.
Salle de réveil
En salle de réveil, la surveillance est plus courte, mais une même équipe suit plusieurs patients à la fois. Les besoins les plus courants :
- ECG, SpO2, PNI et température.
- Capnographie lorsque les protocoles du service la prévoient.
- Un report des alarmes vers le poste infirmier, d'où l'intérêt d'une centrale de surveillance.
Les moniteurs ePM intègrent un calculateur du score EWS au lit du patient, conçu pour aider à suivre et à documenter les signes de détérioration de son état. Leur interface se pilote en balayant l'écran pour passer d'une fonction à l'autre.
Réanimation et soins intensifs
En réanimation, le moniteur fonctionne sans interruption auprès de patients instables, souvent pendant plusieurs jours. Le besoin s'élargit :
- Le socle ECG, SpO2, PNI et température.
- La pression invasive sur plusieurs voies, artérielle et veineuse centrale.
- La capnographie chez le patient ventilé.
- Une surveillance hémodynamique avancée : débit cardiaque, PiCCO, ScvO2.
- L'analyse du segment ST et l'oxygénation tissulaire, selon les pathologies prises en charge.
Les BeneVision N17 / N15 / N12 sont décrits avec une surveillance hémodynamique (PiCCO, ScvO2, débit cardiaque), l'outil d'analyse HemoSight et la capnographie volumétrique avec mesure métabolique, destinée à faciliter le réglage du ventilateur et le sevrage. Pour l'ensemble des équipements de ce service, voir la page réanimation et soins intensifs.
Urgences et transport intra-hospitalier
Aux urgences, le moniteur doit se mettre en route vite et rester lisible pour des équipes qui se relaient. Pendant un transfert vers le bloc, l'imagerie ou la réanimation, la surveillance ne doit pas s'interrompre. Les points à couvrir :
- ECG, SpO2 et PNI pour tout patient surveillé.
- La capnographie pour le patient intubé pendant le transport.
- Un appareil léger, sur batterie, qui garde les tendances et les alarmes d'un moniteur à l'autre.
Le BeneVision N1 répond à cette logique : il tient dans la main et, connecté à un moniteur de chevet, conserve les paramètres avancés recueillis, avec les tendances et les événements d'alarme, consultables même après déconnexion. Le BeneVision N22, de son côté, se relie sans fil aux modules TM80 et BP10 portés par le patient.
Modularité, taille d'écran et autonomie
Un moniteur modulaire accepte des modules de paramètres ajoutés au fil des besoins : on équipe un poste pour aujourd'hui sans fermer la porte à une mesure demandée plus tard. Mindray propose une gamme de modules de paramètres ; leur compatibilité se vérifie poste par poste dans la fiche technique du moniteur hôte.
La taille de l'écran conditionne la lisibilité à distance et le nombre de courbes affichées en même temps. Pour les postes moins exigeants, un moniteur compact peut suffire. La fiche technique de l'uMEC en donne un exemple : « uMEC10 : LED couleur 10,4” » pour un poids de « ≤ 3,5 kg », et « uMEC12 : LED couleur 12,1” » pour « ≤ 4 kg ». Côté autonomie, la même brochure annonce « 4 h (2 500 mAh), 8 h (5 000 mAh) » selon la batterie installée.
Mise en réseau avec une centrale de surveillance
Dès que plusieurs lits sont surveillés, la centrale de surveillance devient un critère à part entière : elle regroupe les courbes et les alarmes au poste de soins. Mindray propose pour cela la centrale TDS. Avant l'achat, vérifiez que les moniteurs retenus peuvent s'y connecter et que l'infrastructure réseau du service le permet. Un parc homogène simplifie aussi la formation des équipes et la maintenance.
Préparer la demande
Avant de consulter les fournisseurs, rassemblez pour chaque service :
- La liste des paramètres indispensables et de ceux qui pourront être ajoutés plus tard.
- Le nombre de postes et leur répartition entre lits fixes et transport.
- L'existence ou non d'une centrale de surveillance, et les appareils avec lesquels les moniteurs devront fonctionner.
- Les besoins de formation et de maintenance.
Les fiches techniques disponibles se téléchargent depuis les pages produits, et un devis se demande en ligne depuis la page demande de devis.
